26 mai 2012
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04 avril 2012

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LES LIMITES DE L'ANALYSE

 


          EN FAIT, IL S’AGÎT DE CONSIDÉRER LA GRAPHOLOGIE COMME UNE TECHNIQUE, UN APPORT DANS LA COMPRÉHENSION DE LA PERSONNALITÉ DU CANDIDAT.

 

La culture :

  • Le graphisme lié à la culture (pédagogie, milieu social…) Il nécessite de nombreuses années d’exercice, et ne devient expressif que lorsque l’individualité s’est dégagée du moule scolaire.
  • Autrefois, la gestion du personnel était proche des services comptables et la paye allait de pair. Aujourd’hui, celle-ci est devenue plus juridique et fait appel à des spécialistes des sciences humaines, prenant en compte l’individualisme.
  • L’avenir dans l’entreprise se pense à court terme, étant donné la mobilité des candidats. Pour ces postes (à créer, ou qui naissent d’une convergence de possibilités, d’une restructuration ou d’une extension…), il s’agît d’évaluer la capacité de réserves d’un candidat.

 

Les évolutions :

  • L’écriture change : au début du siècle, l’écriture était plus rigide.
  • Aujourd’hui, le changement s’accélère, l’écriture devient mobile mais elle perd souvent en qualité formelle. Ainsi, le débutant n’a plus l’écriture de son homologue de ce début de siècle. Il a reçu une éducation différente. Il exercera une fonction différente car il vit dans un monde changeant et insécurisant.
  • Les rapports professionnels sont axés sur la communication (vitale pour l’entreprise) Les styles de vie, et les mentalités ont changé. La rentabilité est à l’ordre du jour.

 

Les limites :

  • La graphologie comporte des degrés d’incertitude :

Le diagnostic s’effectue à partir d’une expérience pratique plus que théorique (une fois la technique acquise). Idéalement, la technique devrait permettre de « prédire » de façon rigoureuse le comportement d’une personne dans une situation donnée.

Mais il y a des limites dans les possibilités de la graphologie. En effet, la graphologie ne saurait prédire que tel ou tel candidat sera malhonnête, menteur… tout au plus, le graphologue saura déceler une certaine habileté, une certaine aisance relationnelle ou à l’inverse une certaine influençabilité.

Est-ce que, pour autant, toute personne habile est manipulatrice, menteuse, malhonnête… ? A l’inverse, une personne honnête (mais sans doute influençable) peut-elle commettre un délit en se retrouvant acculée… ?

  • L’écriture est sensible à la vie émotionnelle et l’état de santé du scripteur

qui peut avoir des périodes de fatigue, de dépression, de malchance ou de maladies qui nécessitent la prise de médicaments ou de drogues…

FREUD s’intéressait à l’écriture de ses patients et constatait lui-même des périodes de dilatation ou de rétractation, suivant l’état de leur bien-être ou de leur souffrance psychique. L’écriture est aussi sensible à la température ambiante, au climat, et à l’environnement.

Pour toutes ces raisons, le graphologue travaille sur plusieurs documents. En effet, la réalité humaine est mouvante : elle n’est pas identique dans le temps. Cependant, elle garde une structure qui résiste aux changements d’humeur, seule une certaine variabilité est visible en fonction de l’état de santé, le vécu du moment et l’envie d’écrire de la personne. En d’autres termes, chaque individu a son caractère, mais la personne évolue dans le temps.

  • Ensuite les graphologues peuvent être plus ou moins compétents, consciencieux :

Il y a des risques de projection et d’identification comme dans toutes les sciences humaines.

Effectivement tout graphologue a ses propres références du Bien et du Mal. Ainsi, il se doit de rester le plus objectif possible malgré les risques de comparaison, les risques d’appréciation sur les convergences et de dépréciation sur les divergences.

Le graphologue se doit d’être très tolérant et le plus neutre possible et ne pas porter de jugement de valeur.

Nous pouvons aussi parler des risques de manipulation de l’information (comme dans toute connaissance psychologique). Nous savons que nous avons la qualité de nos défauts et inversement… Il serait alors aisé d’exploiter, de présenter un candidat que dans un aspect de sa personnalité sans se préoccuper des autres.

Une telle attitude constituerait une faute professionnelle du graphologue qui est tout de même soumis à un Code de déontologie.



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